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Mercredi 4 octobre 2006

Je suis peintre.

C’est un parcours, des aller et retours, beaucoup de doutes, d’abandons. Et puis toujours le retour à la peinture. J ’ai essayé des procédés, des matières, des sortes de représentations, des supports, des dispositifs de compositions. Ca n’était pas toujours réussi, dans le sens de: ça n’avançait pas toujours. Dans le sens aussi: ça n’était pas toujours honnête, en prise avec des recherches ancrées dans des préoccupations réelles. Je garde la figuration, la représentation du réel – toujours – si je ne la garde pas – elle me manque trop – si je la détourne trop par peur de ne pas assez penser, de ne pas assez savoir, de paraître trop bête ou trop soumise, je suis alors trop fixe, rigide. Je veux lâcher la bride à la peinture, juste ce qu’il faut pour qu’elle gagne en réalité, en justesse de l’impression visuelle.

 

Je ne crois pas être en mesure d’explorer autre chose qu’une confrontation avec l’immensité de la perception, un rendu de ce que je vois, comme si voir était acte d’intelligence. L’intense émotion, l’impression en terme de panique devant la vision m’a toujours tenu et la peinture m’a sans doute permis de le vivre, sans trembler. Une économie donc, une stratégie du vivre.

 Et puis la matière, l’absorbtion des liquides, le déploiement et la résonance des couleurs entre elles, les jaillissements d’un trait, trace d’un geste avec la marque aussi de la résistance de la matière.

 Je suis peintre, d’après nature, sur le motif. Et je me suis surtout occupé de portraits. Je n’accepte que depuis peu d’être peintre, d’après nature. Je voulais trop bien faire.

 

 Je veux aller dehors à présent - comme peintre. Je me veux enfin peintre du dehors et je veux commencer par le paysage.

Ce que je cherche dans la peinture, c’est l’esprit – disons-le, l’esprit de Dieu. Je le cherchais dans les visages, j’avais besoin des visages, des gens. Je ne savais pas encore que je n’avais pas d’autre choix que la peinture. Maintenant , je le sais mieux, alors je me sens prête à regarder le monde, à y chercher le souffle, l’esprit, et à rendre compte.

 

 Cécile Tison

Les oeuvres de Cécile Tison sont visibles ici

 

 

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Mercredi 5 juillet 2006

L'association Par les lettres quitte le 99 rue du Jardin Public. Elle emménage dans de nouveaux locaux plus vastes et mieux adaptés à son activité, ceci grâce à la Mairie de Bordeaux qui soutient fidèlement notre parcours. Durant cette période nous ne serons plus joignables que par courrier électronique.

 

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Mercredi 7 juin 2006



Une video TM2 (Tourné Monté en 2 heures) réalisée en 2005 sur une idée de Loïc Cavadore. Une évocation en musique et en image de Moussorgski. Ombres et reflets freudiens...
Visibles par ici

Ce montage video donne à voir une succession de séquences apparemment sans lien les unes avec les autres : j'avais choisi ce parti-pris en réponse à la fameuse règle psychanalytique de l'association libre.Ce type de démarche n'a rien de très novateur, les surréalistes et le mouvement Dadaiste l'avait déjà expérimenté mais ce qui m'avait semblé plus original c'était d'introduire la psychanalyse comme personnage à part entière dans cette vidéo, et de plus faire comme s'il s'agit d'une simple technique que l'on instrumentalise. Il va s'en dire que ce film évoque sûrement -plus qu'il ne dévoile ou révèle- une partie des obsessions de son auteur dans une composition qui échappera toujours un peu à celui-ci. On y voit quand même pêle-mêle s'articuler la relation ambigüe entre un maître ( Moussorgsky, archétype du musicien au regard sombre et perçant ) et un musicien ( élève ?), ainsi que le lien existant entre l'art et l'érotisme, Freud dirait la libido et la sublimation. On voit chacune de ces tendances s'organiser autour d'un point d'angoisse et de résolution sur un accord finale explosif qui n'en finit plus de retentir.

Loïc Cavadore

Loïc Cavadore, pianiste, a réuni autour de lui un quintet dans la tradition des grands groupes des années soixante, tels que les avaient initiés Horace Silver,Art Blakey et ses jazz Messengers, ou encore Donald Byrd. Animés par ce mouvement, les musiciens de ce groupe ont ajouté à ce répertoire leurs propres compositions où résonnent des harmonies aux couleurs plus impressionnistes.

le site de Loïc Cavadore

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Mardi 16 mai 2006

Où est le lecteur au moment où il lit ?

Il est bien là, présent physiquement, mais une part de lui semble goûter à une vie ailleurs...
Qu'y a-t-il entre le texte et le corps du lecteur prêté à l'attente ?
Certains d'entre eux pensent y trouver du sens, un code, d'autres une évasion, une illumination... Entre un savoir possible et une vérité probable, il demeure au creux du lecteur une demande que rien ne comble, un appétit qui se partage comme un repas, une soif souterraine qui alimente les sources de la parole.

Alors peut-être, devant le tableau énigmatique d'une personne en lecture, dans le regard posé sur des pages offertes, on entendrait le murmure d'une eau.

Jean-Philippe Lagrange
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Mercredi 22 février 2006
Katja Harms, venue de Hambourg, tourne son premier court métrage à Bordeaux et à Pauillac.  Pour conclure trois mois de stage à Zoé TV (télévision locale du Médoc) Katja Harms remettra son projet Eclats auquel elle vient de donner le dernier tour de manivelle. Avec le concours de l'Association Par les lettres.































Katja Harms montre un certain bonheur à diriger ses acteurs



































Marie Dogneton joue le rôle de Léa, figure des transformations féminines


























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